vendredi 14 novembre 2008

La Bérangère : les photos !

Vous ne les attendiez plus, et pourtant les voilà ! Désolé d'avoir tardé mais le choix des photos est long et j'ai eu quelques occupations ces derniers jours...

Introduction
A la base, je ne suis pas nécessairement fait pour le Montagne : je préfère la chaleur des rayons du soleil sur ma peau bronzée à celle du duvet de ma doudoune, et ceux qui m'ont vu sur des skis alpins savent bien qu'à part le concours de la plus belle gamelle ou celui de la plus belle godille sur terrain plat et non verglacé, je ne peux prétendre à aucune sélection sérieuse.

Du coup, vous seriez en droit de vous demander ce qui m'a pris d'escalader une montagne. Et je vous répondrais tout simplement : l'amitié et l'envie de partager des moments forts avec des copains.

J'écris "moments forts" et je pèse mes mots, car ils devaient l'être, et même très forts, ces moments : l'objectif initial était en effet le Mont Blanc ! Objectif qui ne fut pas atteint (sinon je n'aurais pas titré "j'ai monté la Bérangère" mais un truc bien plus grandiloquent genre "Bertrand au sommet de l'Europe"), comme la suite vous le révèlera...

Le programme "théorique"

Mercredi 10 septembre :

  • Regroupement des 8 copains partants pour l'aventure (dont Jérôme, le papa de Gwen ! Et ouai ! Mais c'est une autre histoire ...) à Aix les Bains, chez l'organisateur en chef (Rico de son surnom).
  • Départ pour Saint-Gervais et brieffing avec les guides de Saint-Gervais en fin d'après-midi.
Jeudi 11 septembre :
  • Départ pour le refuge des conscrits, sur le chemin de l'ascension de la Bérangère.
  • "Ecole de glace" sur le chemin. Non les enfants je n'ai pas appris à faire des sorbets ou des eskimos, j'ai simplement appris à marcher avec des crampons sur un glacier.
  • Nuit au refuge des conscrits (2600 m).
Vendredi 12 septembre :
  • Départ au petit matin pour le sommet de la Bérangère (3400 m).
  • Redescente de tout le dénivelé, jusqu'à Saint Gervais.
Samedi 13 septembre :
  • Départ en tramway pour attaquer l'escalade du Mont Blanc par le nid d'aigle (2400 m) : c'est la voie qu'ils appellent "normale" même si je doute que ce soit normal de vouloir monter là haut.
  • Accès et nuit au refuge du Goûter (3800 m).
Dimanche 14 septembre :
  • Ascension finale pour atteindre le sommet du Mont-Blanc au petit matin (4810 m pour ceux qu'auraient pas suivi en cours à l'école, enfin 4811 depuis quelques temps : paraît qu'il aurait grandi !)
  • Redescente de tout le dénivelé dans la journée.
La réalité, en images ...

Mercredi midi chez Rico à Aix. Les protagonistes en partant de la gauche au 1er plan et en tournant autour de la table dans le sens des aiguilles d'une montre :
- Jérôme, le papa de Gwen
- Ma pomme
- Luc, dit Lucco
- Le fils de Rico, qui serait bien venu avec nous ..
- Patxi le basque
- Olivier, dit Bobi ou bibo, qui a été mon collocataire dans une ancienne vie
- Laurent dit Bernardo
Manquent sur la photo : Rico qui prend la photo, et Valentino (Vincent), arrivé plus tard.

Départ pour le refuge des conscrits Le jeudi matin, sur le parking au dessus de Saint-Gervais (ci-contre).
Rico est en bleu assis dans la voiture, et Valentino est à gauche avec le gilet sans manche.






Les premiers pas dans les sous bois (ci-contre), mais ça grimpe déjà mine de rien (à noter l'usage de bâtons que je réservais pour ma part au troisième âge, mais qui apportent un appui supplémentaire et de l'équilibre, engendrant beaucoup moins de fatigue).







Pause déjeuner au refuge de Tré la tête
.

On mange, on se change (les pantalons seront de rigueur avec le froid de l'altitude et du glacier) et on repart !











Arrivée aux abords du glacier
; on voit la langue de glace descendre entre les pentes ci-dessous et se terminer à l'endroit de ce qu'on peut prendre pour une grotte. Nos guides nous disent que le glacier n'a pas cessé de fondre au cours des années, et ça se compte en plusieurs dizaines de mètres à l'échelle de la vie d'un seul homme ... :o(




















Ecole de la glace
Après une pause pour souffler et chausser les crampons, nous réapprenons à marcher : jambes écartées pour ne pas accrocher les crampons dans le pantalon (sinon attention la gamelle ...), pieds bien à plat pour que tous les crampons soient efficaces, ce qui n'est pas très naturel quand on est en traversée perpendiculairement à la pente car on aurait plutôt tendance à "prendre des carres" alors qu'il faut épouser la pente : bonjour les chevilles !






Jérôme devant la pente "école" et les cordées en exercice ci-dessus : ah oui ! Non content d'avoir un handicap aux pieds, il faut marcher en cordée, en respectant les distances pour que la corde soit moyennement tendue en permanence, ce qui permet de réagir vite et sans mou si l'un de nous dévisse, et accessoirement de ne pas se prendre les pieds dans la corde ...

Conclusion : une fois la confiance prise dans le matériel, c'est redoutable ! On passe partout (ou quasiment) sans glisser du moindre centimètre, y compris dans des pentes importantes, en montée, en descente, etc.

Le refuge des conscrits :
Après avoir quitté le glacier et déchaussé les crampons, nous terminons la journée pour atteindre le refuge des conscrits, accueilli par les bouquetins. Le gite, très moderne, et l'environnement, sont splendides.




























Ainsi s'achève cette première journée, sans difficulté particulière, mais pleine de découvertes et de plaisirs simples entre amis, le dernier de ces plaisirs étant d'aller se coucher tôt, fourbu mais heureux !

La suite au prochain numéro ... (et oui, il va falloir encore attendre un peu)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Eh ben dis donc : Quel récit de voyage ! Gros bisous à tous !!
Salomé

Anonyme a dit…

non,non,non, je n'avais pas imaginé une seule seconde qu'il s'agissait réellement de haute montagne. Je ravale ma (petite) moquerie et comme dans les BD de mon enfance.... j'attends avec grande impatience la suite la semaine prochaine.
Bravo déjà Bertrand
bise, leine